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"Les puces, comme les gâteaux..."

19.10.2006

Comment expliquer l'optique appliquée, les systèmes intelligents ou la robotique à des ados dont la plupart n'ont aucune notion de physique ni d'électronique? Robots volants, microsatellites, simulateurs chirurgicaux et autres démonstrations pratiques ont fait leur effet. Plus de 300 collégiens et 60 gymnasiens ont participé à la journée portes ouvertes de la Section de microtechnique.

Vendredi 6 octobre, des essaims de sacs à dos ornés de porte-clefs peluches ou d'inscriptions au feutre noir s'agglutinaient dans les laboratoires. 360 collégiens et gymnasiens sont venus à l'EPFL pour découvrir les prouesses de la microtechnique. "J'essaie non seulement de leur montrer à quoi servent les robots volants sur lesquels je travaille, mais aussi de faire passer le côté "fun" de la spécialité", explique Mirko Kovac, doctorant au Laboratoire des systèmes intelligents. Plus difficile en revanche de rendre captivants d'autres sujets comme "sculpter la matière en nanotechnologies". "Pour expliquer la réparation des puces intégrées, explique Alexandre Perentes, doctorant au Laboratoire d'optique appliquée, je prends l'exemple du gâteau que l'on veut décorer de sucre glace pour expliquer dans un premier temps comment on fabrique les puces par couches successives. Ensuite les élèves comprennent facilement le principe de la correction que l'on peut apporter aux différentes couches." Combien de vocations pour la robotique, la photonique ou les microsystèmes ces journées auront-elles déclenché? Réponse dans sept ou huit ans. Mais la curiosité des adolescents semble avoir été éveillée: "C'était souvent un peu compliqué, mais j'ai bien aimé les insectes volants et voir que l'on pourra bientôt remplacer le cœur et les poumons des gens malades, notait Gaël, 12 ans. Ça me fait rêver. Peut-être que je pourrai moi aussi inventer des choses comme ça plus tard. Ça serait trop cool!" L'essentiel n'est-il pas atteint? Samedi 7 octobre, près de 250 personnes ont également fait le déplacement pour la journée grand public.
 

Du silicium en spiral pour des montres sans retard

La journée de conférences du 5 octobre a réuni 130 professionnels de la microtechnique, dont deux-tiers d'externes (représentants de l'industrie et des hautes écoles notamment). Un succès d'après l'un des organisateurs, Reymond Clavel, chef du Laboratoire de systèmes robotiques.
 
Quels ont été les points forts de cette journée?
Les thèmes variés des conférences ont bien montré la diversité des applications de la microtechnique. Un côté très didactique a été apporté par Claude Bourgeois, avec sa présentation d'un spiral en silicium pour les montres mécaniques. L'utilisation de cet élément très innovant, usiné par des procédés issus de la microélectronique, va permettre d'améliorer la fiabilité et la précision du mécanisme. Le silicium a aussi l'avantage de ne pas être sensible au magnétisme. La présence d'industriels nous a également permis de mieux connaître le développement du marché: Bosch, par exemple, a présenté ses nouveaux capteurs de pression et ses accéléromètres tridimension-nels miniaturisés. Nous les utiliserons pour le projet des cyberthèses.
 
Quels sont les produits phares de la microtechnique à l'EPFL présentés durant ces portes ouvertes d'après vous?
Il y en a énormément. Certains sont déjà sur le marché ou vont l'être prochainement. Atracsys, par exemple, présente l'accuTrack: un système de métrologie optique pour la chirurgie assistée par ordinateur. Il s'agit d'un localisateur tridimensionnel permettant de repérer des marqueurs optiques actifs à très grande vitesse et à une précision sub-millimétrique. La souris du futur, en 3 D, est en train d'être développée pour une production à grande échelle. Des jeux vidéo exploitant ses possibilités sont en élaboration chez les producteurs de logiciels.
 
La dernière séance de discussion de la journée de jeudi était dédiée à la question du développement de la microtechnique en Suisse. Qu'en est-il ressorti?
L'accent a été mis sur la recherche et la formation en microtechnique en Suisse: elles sont particulièrement bien organisées et prêtes à s'adapter aux nouvelles conditions. Le CMI (Centre de micro-nanotechnologie), l'IMT (Institut de microtechnique de l'Université de Neuchâtel) et le CSEM (Centre suisse d'électronique et de microtechnique) constituent, avec les laboratoires de l'EPFL affiliés à la Section de microtechnique, un pool de chercheurs très dynamiques et interactifs.

auteur: Cécilia Gasco, Médias & communication