La fin des zones fumée
30.05.2006
Dès ce 31 mai, Journée mondiale sans tabac, les dernières zones fumée disparaissent des couloirs et des cafétérias. L'EPFL s'inscrit ainsi dans l'évolution des espaces publics qui doivent préserver chaque personne des dangers liés à la fumée passive.
Les panneaux et les pastilles orange disparaissent des bâtiments avec leur environnement de volutes bleues. Les quelque grands portiques sortent des bâtiments afin de marquer une évolution importante: dès le 31 mai 2006, il n'y a plus de zone fumée dans les locaux de l'EPFL. Conformément au calendrier annoncé, la seconde étape du projet "campus sans fumée" entre en vigueur. Elle marque la fin d'une période de transition de deux ans offrant ces zones orange, aménagées dans des espaces très fréquentés, notamment des Centres est, midi et ouest, ainsi que dans les cafétérias.
Cette évolution suit les recommandations du groupe de travail interne, impliquant notamment l'APC et l'Agepoly. Elle participe d'une politique globale de santé au travail où les collaborateurs et étudiants ne peuvent être soumis aux dangers de la fumée passive. Les fumeurs ont globalement montré beaucoup de respect pour le projet au cours de ces deux premières années, soit en utilisant les zones fumée, soit en prenant un bol d'air. Conformément aux prévisions, les zones fumée ont démontré leurs limites, confirmant leur caractère provisoire. La densité de fumée qu'elles génèrent entraînent des nuisances importantes, parfois sur de longues distances. Un phénomène accentué par les différences de pression volontaires entre certains locaux, par exemple le CE et le BCH.
La seconde phase du projet Campus sans fumée s'applique donc non seulement à l'ensemble des locaux de travail et des espaces de circulation, mais aussi aux cafétérias, y compris celle du Giacometti dans le bâtiment SG. Là encore, même avec une extraction de fumée, les nuisances restent à un niveau inacceptable. Reste une question: Satellite. Comme il ne s'agit pas de locaux de travail, de circulation ou d'un lieu essentiel pour se nourrir, les étudiants bénéficient d'une autonomie pour décider des règles qu'ils souhaitent appliquer en la matière, à l'instar des soirées qu'ils organisent sur le campus.
La Direction remercie les fumeurs pour les efforts qu'ils consentent à l'égard de leurs collègues. De nouveaux cendriers sont installés à l'extérieur pour profiter de l'ambiance estivale. Et peut-être que les senteurs florales et végétales constitueront, avec l'évolution de l'EPFL, une incitation à s'affranchir définitivement de toute dépendance.
auteur:
Nicolas Henchoz, adjoint du président pour les affaires de communication