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Plus de frontière entre réel et imaginaire

04.05.2005

L'EPFL ouvre ses labos pour Science et Cité

Traiter l'anxiété et le stress grâce à la réalité virtuelle? C'est le propos de l'installation présentée à Lausanne par l'équipe du professeur Daniel Thalmann, dans le cadre du festival Science et Cité. Une démonstration que la technologie peut générer des bienfaits concrets pour les individus. Elle représente une excellente porte d'entrée dans le monde de la conscience, thème commun à l'ensemble des projets préparés par l'EPFL.

Drôle d'expérience que celle proposée par le Laboratoire de réalité virtuelle (VRLab). Les visiteurs de l'Espace Arlaud sont invités à jouer les demandeurs d'emploi face à un jury pour le moins atypique... puisqu'il n'existe pas. Mais si elle n'est pas en chair et en os, rien ne différencie cette poignée d'experts d'une véritable audience: corps, yeux, visages, comportement, respiration... ces êtres en animation 3D qui apparaissent sur l'écran sont plus vrais que nature.

Quant à la mission du candidat, elle ressemble en tout point à celle que nous avons tous vécue: se "vendre" à un employeur potentiel en essayant d'être le plus captivant possible. Une tâche qui sera tout sauf facile face à des jurés dont certains ne manqueront pas de vous faire comprendre - en se balançant sur leur chaise ou en se raclant la gorge, par exemple - que vous les ennuyez! Et différents bruits parasites (froissements de tissus, chocs sur la table) viendront s'ajouter pour contre-carrer les efforts du candidat.
 
La réalité virtuelle, version psy

Le but de la manœuvre? Placer le public devant un cas de figure anxiogène face auquel il devra composer, se défendre et peut-être même se faire violence. En fait, la démonstration se rapproche d'une entreprise thérapeutique, en permettant aux individus qui ont de la peine à affronter ce genre de situation conflictuelle dans la vie réelle de mieux s'y frotter dans une simulation. Ce n'est d'ailleurs pas sans raison que la réalité virtuelle commence à être un instrument fort apprécié d'une nouvelle génération de psychologues.

Rien d'aussi poussé pour les participants du festival Science et Cité, même s'ils auront la possibilité d'apporter leur contribution à une étude scientifique menée par Bruno Herbelin, chercheur assistant du VRLab. C'est avant tout le côté ludique de l'exercice qui devrait captiver le grand public. A l'image d'un homme-grenouille, le candidat devra s'équiper d'un "matériel d'immersion" qui l'aidera à plonger dans le monde virtuel. Et quoi de mieux qu'une paire de lunettes 3D pour observer au-delà des frontières du réel?

De par sa conception et ses visées, cette démonstration se révèle une parfaite mise en bouche pour des spectateurs appelés à explorer les limites de la conscience et de la perception humaines. Les différents projets montés de toute pièce par les laboratoires de l'EPFL sont répartis entre trois zones intitulées prise de tête, prise en main et emprise des sens. Toucher, vue, odorat, ouïe, robotique auto-organisée, interfaces hommes-machines... Les scientifiques n'ont pas lésiné pour faire découvrir au grand public que la connaissance que nous avons de nous-mêmes et de notre environnement est beaucoup plus riche que nous ne le soupçonnons. Cela valait bien un festival.

Le spectacle Robot est reporté

Les participants à la Magistrale pourront se targuer d'un privilège rare: celui d'avoir vu les comédiens et les étonnantes machines du spectacle Robots en action. Le vrai spectacle, annoncé pour Science et Cité, a été reporté. Toutes les représentations figurant dans le programme ont donc été annulées. La raison est financière, avec un important manque de trésorerie. Pour l'instant, les robots se limiteront donc à apprendre ce que veut dire le mot patience. Petit espoir tout de même pour les fans: des discussions sont actuellement en cours pour présenter tout de même les saynètes composées pour la Magistrale, agrémentées de conférences, à Yverdon. Pour la suite du programme, aucune date n'a encore été fixée.

L'EPFL à Science et Cité :

Des souris et des hommes
Quelle étrange alchimie s'active-t-elle dans le cerveau d'une souris lorsque cette dernière utilise ses moustaches pour se situer dans l'espace? C'est cette réponse que le public va découvrir grâce au projet du Laboratoire de traitement sensoriel, de Carl Petersen. Avec leurs doigts ou à l'aide d'une tige faisant office de moustache, les intéressés explorent la carte dynamique des sensations que vivent les souris au quotidien.
 
Une expérience qui a du nez
Qui n'a jamais rêvé de prendre la place d'un grand expert en parfumerie, capable d'identifier la moindre fragrance parmi plusieurs dizaines d'odeur? Tentez l'expérience avec cette démonstration mise sur pied par le Brain Mind Institute de l'EPFL. Là encore, c'est dans la peau d'une souris que les visiteurs doivent se mettre pour jouer à un "memory" olfactif. Une séquence d'images projetées leur montrera l'influence des odeurs qu'ils inhalent et les zones de leur cerveau qui sont alors excitées.
 
A la découverte d'une fourmilière robotisée
Ausculter le travail d'une quinzaine de petits robots dressant une carte virtuelle de leur environnement, telle est la proposition du Laboratoire de systèmes non linéaires. Ces petites mécaniques roulantes découvrent le plan dans lequel elles évoluent en faisant le tour des éléments qui le composent. Aucun humain aux commandes: les machines s'organisent toutes seules. Le public peut toutefois intervenir pour reprogrammer la mission des robots, histoire de pimenter la tâche de ces fourmis d'un nouveau genre.
 
A la pensée et à l'oeil
Les visiteurs du stand commun aux Presses polytechniques et universitaires romandes et à l'EPFL ont déjà pu expérimenter ce système étonnant, lors du dernier Salon du livre et de l'étudiant. Coiffés d'un bonnet truffé d'électrodes, les visiteurs sont invités à faire appel à leurs méninges pour écrire un mot sur un écran d'ordinateur. Sans souris ni clavier, bien entendu. Le secret? Le système développé par le Laboratoire de traitement des signaux du professeur Touradj Ebrahimi interprète les ondes alpha dégagées par le cerveau. Ce qui permet au "cobaye" de sélectionner les lettres qu'il voit sur le moniteur.
 
Se fier à ses oreilles
La démonstration à laquelle vous convie le Laboratoire d'électromagnétisme et acoustique ouvre une brèche dans le monde étrange de l'ouïe. Peut-on toujours se fier à ce que l'on entend? Evidemment non. Toutes les personnes qui découvriront les illusions sonores soigneusement préparées par le Laboratoire auront l'occasion de se rendre compte que la perception des sons ne dépend pas uniquement de leur localisation dans l'espace, mais également de leur durée dans le temps.

author: Pascal Vermot, Presse & Information