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Le personnel passe encore à la caisse!

08.03.2005

Retirer sans délai le programme d'économies de crise

Les comptes d'Etat 2004 de la Confédération bouclent sur un résultat supérieur de près de 1,8 milliard - presque 2 milliards! - de francs à ce qui avait été budgétisé. Ce qui inflige un clair démenti aux sempiternelles lamentations que l'on ne cesse d'entendre au Palais fédéral et ôte définitivement toute légitimité au programme d'économies 2004.

La Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC), exige instamment du Conseil fédéral qu'il retire son "programme d'allègement budgétaire 2004" qui, absurdement, ne sert qu'à freiner la conjoncture.

Selon une étude demandée par le Conseil fédéral à l'Institut économique bâlois BAK, les programmes d'austérité font augmenter le nombre des chômeuses et chômeurs et baisser les salaires. Comme l'effectif du personnel va reculer de près de 28'000 personnes jusqu'en 2010 à cause du programme d'économies, le chômage augmentera quasiment d'autant. Cela, non seulement à cause des milliers de fonctionnaires fédéraux en tout dont le Conseil fédéral veut supprimer le poste, mais aussi parce que les programmes d'économies freinent la consommation et les investissements, causant du chômage dans presque toutes les branches.

Les revenus des salariés sous pression

Alors que les bénéfices des entreprises restent pratiquement inchangés, les revenus des salariés seront, jusqu'en 2010, de plus de 6 milliards de francs inférieurs à ce qu'ils auraient été sans programme d'allégement budgétaire. Traduit en pour cent, cela représente deux pour cent de baisse de salaire pour l'ensemble des salariés du pays ; cela, alors que les bénéfices ne seront que de 0,3 pour cent inférieurs à ce qu'ils auraient été sans programme d'allégement budgétaire.

Si l'on y ajoute les programmes d'économies appliqués dans les cantons et les communes - il s'agit souvent là de conséquences de la politique d'austérité de la Confédération - on peut dire que la politique d'économies mise en place pour des raisons purement idéologiques détruira en tout jusqu'à 60'000 emplois environ en Suisse. Le Conseil fédéral et les partis de droite sont de ce fait responsables de 1,5% du chômage. Qui plus est, ils remettent en cause la qualité des services publics et diminuent le pouvoir d'achat de la population, ce qui, à son tour, aura une incidence négative sur la situation économique.

La Caisse fédérale de pensions face à un démantèlement massif ?

C'est maintenant que le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz doit tenir sa parole!

Suite à l'intense pression exercée sur lui par la Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC), le 22 février dernier M. Merz a accordé aux syndicats un entretien d'une demi-heure sur la révision totale de la loi régissant la Caisse fédérale de pensions qui se prépare.

La délégation de la CNPC en a profité pour clairement rappeler à notre ministre des Finances que le tout nouveau régime de la Caisse fédérale de pensions (Publica) ne peut pas se faire sans qu'il soit tenu compte du personnel directement concerné. Les prestations servies par Publica sont en effet menacées d'un démantèlement radical dans le cadre de la révision de la loi. Face à ce risque, l'heure est venue pour le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz de tenir parole.

Les cotisations en question

La CNPC demande instamment que la durée normale de cotisation soit de 40 ans, entre l'âge de 22 et  62 ans, qu'une solution transitoire socialement acceptable soit trouvée pour les employés de plus de 50 ans, que, dans le respect des engagements pris, il ne soit procédé à aucun démantèlement des actuels droits aux rentes et qu'en cas de retraite anticipée, une rente transitoire jusqu'à l'AVS, financée de manière paritaire soit prévue. Ce qui n'était pas contesté il y a peu se retrouve toutefois radicalement remis en question dans l'actuel projet de message. Or il n'est pas raisonnable de demander encore plus d'efforts au personnel concerné alors que, simultanément, les prestations sont réduites.

Cela fait des années que le Conseil fédéral et le parlement assurent à chaque occasion que le passage de l'actuelle primauté des prestations à la primauté des cotisations ne débouchera pas sur un démantèlement des prestations de la caisse de pensions, tant en ce qui concerne la partie vieillesse que pour les autres risques.

Il n'y que quelques mois de cela, le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz et les syndicats se mettaient d'accord sur le compromis salarial 2004, le personnel faisant alors d'importantes concessions en matière d'indexation des salaires et des rentes au renchérissement et le Conseil fédéral promettant, en contrepartie, qu'il ne remettrait pas en cause l'actuelle retraite flexible. Les employés de la Confédération ont un droit légitime à ce que le Conseil fédéral tienne maintenant parole. Dans le cas contraire, sa politique du personnel va se crasher.

auteur: Michel Fressineau, Président de la Section APC-EPFL