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A Barcelone pour une escapade "architecturale"

04.10.2011

 

VISITE: La capitale de la Catalogne n’accueille pas seulement les plus spectaculaires créations d’Antoni Gaudí : elle donne aussi l’exemple d’une extension urbanistique remarquable.

 

 

Un dédale de charmantes ruelles, de grandes églises gothiques, d’immenses plages qu’encadrent des aménagements portuaires fleurant bon la Révolution industrielle ou le modernisme : la vieille ville de Barcelone est une invitation vivante – très vivante! – à la flânerie. Bon vin, bière fraîche, innombrables bars à tapas agrémentent la visite.
 
Mais au-delà de ces sympathiques clichés, la capitale catalane a de quoi surprendre et étonner les amateurs d’architecture et d’urbanisme. Serrée entre la mer et une chaîne de hautes collines, la ville a connu un fort développement dès le milieu du 19e siècle, après que le gouvernement espagnol ait décidé de démolir les murs d’enceinte de la vieille ville. Fait remarquable, cette extension (eixample en catalan, qui donne toujours son nom à ce secteur) a été entièrement pensée et dessinée par un urbaniste visionnaire, Ildefons Cerdà.
 
Un damier de plus de 20 km2

Inspiré par l’hygiénisme de l’époque, renforcé par les problèmes sanitaires rencontrés dans les entrelacs du quartier historique, l’ingénieur ne fait pas dans la dentelle… Il sort sa règle et dessine, sur plus de 7 km par 3, un plan en damier comptant plusieurs centaines de pâtés de maison carrés, aux coins adoucis, d’environ 100 mètres de côté, comptant chacun des services et des espaces verts.
 
Un siècle et demi et des millions d’habitants plus tard, cette structure permet toujours une circulation tolérable. L’arborisation et la grande diversité des façades – dont certaines, décorées, sont absolument somptueuses – évitent tout ennui et tout sentiment d’enfermement lorsqu’on parcourt les longues avenues rectilignes.
 
Trouvailles et merveilles

Des bâtiments remarquables animent aussi ce secteur. A l’approche du 20e siècle, les Barcelonais virent peu à peu s’imposer dans leur ville les marques du modernisme catalan. Beaucoup de ces œuvres, signées notamment par Lluís Domènech i Montaner et Antoni Gaudí, ont été depuis classées au patrimoine mondial de l’Unesco.
 
Dire qu’elles méritent la visite est un euphémisme. Répartis çà et là dans l’Eixample, les palais dessinés par Gaudí sont des temples d’originalité. Pas seulement au niveau du décor, même si l’inspiration Art nouveau se lit sans peine dans les façades bombées, la ferronnerie exubérante des balcons ou le toit de sa Casa Battló, qui imite la forme d’un dragon sans queue ni tête. Dans certaines de ses maisons, à l’instar de la Pedrera, Gaudi a également imaginé des solutions techniques totalement innovantes, qui permettent par exemple à cet imposant édifice de cinq étages de ne pas compter un seul mur porteur intérieur!
 
Dans les combles du même immeuble, Gaudí a également expérimenté les «voûtes paraboliques», dont la forme reproduit à l’envers la courbure d’une chaîne pendue par les deux bouts. Cette technique sera développée à l’extrême dans la conception de la Sagrada Família, incontestablement le clou d’une visite à Barcelone. En chantier depuis près de 130 ans, cette basilique ne sera terminée, au mieux, que vers 2040. Spectaculaire d’où qu’on la regarde, truffée de symboles, elle peut offrir au visiteur des heures de contemplation béate, dont la nef centrale, perchée sur des colonnes d’inspiration végétale imitant des arbres, est sans doute l’un des nombreux points d’orgue.

 

author: Emmanuel Barraud, Médiacom