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"Venice Time Machine": la Cité des Doges modélisée

12.03.2013

L’EPFL et l’Université Ca’ Foscari créent un programme transdisciplinaire en faveur de l’éducation et de la recherche. Les arts et les sciences s’unissent pour explorer la ville de Venise.

 

L’EPFL et l’Université Ca’ Foscari ont lancé un centre pour l’éducation et la recherche à Venise, dans les domaines des arts et des sciences. C’est la ville même de Venise qui deviendra le sujet d’étude du programme de recherche Venice Time Machine – simulation historique et géographique de l’une des villes les plus documentées au monde. Ce projet sera mené en collaboration avec Telecom Italia.
 

L’accord, signé le 23 février par Patrick Aebischer et Carlo Carraro, président de l’Université Ca’ Foscari, marque les premiers pas du développement d’un centre de recherches à Venise, au cours des prochaines années, dédié aux humanités digitales et aux villes futures, sous le nom de Digital Humanities Venice (DHV).

La création de ce centre conjoint entre l’EPFL et Ca’ Foscari repose sur un échange de compétences et d’infrastructures. Les chercheurs des deux universités et de Telecom Italia commenceront une collaboration basée sur des études spécifiques, avec les premiers étudiants de master attendus en 2014.
 
Une machine à remonter dans l’histoire de Venise

Le DHV concentrera ses premiers efforts sur le projet Venice Time Machine. Cette simulation intégrative de Venise a pour but de reconstruire le passé de la ville, d’offrir une meilleure compréhension de son présent et d’anticiper son futur. Ce programme ambitieux sera consacré à la numérisation et à la conservation des archives ainsi qu’à l’organisation de grandes masses de données, dans le but de concevoir des techniques de visualisation telles que des cartes interactives en trois dimensions, ainsi que des mises en scène muséographiques.

Venice Time Machine réunira chercheurs vénitiens et lausannois, dans des domaines aussi divers que l’informatique, l’histoire de l’art, la musicologie, l’architecture, la géophysique et même les neurosciences. Ensemble, ils établiront durant ces prochains mois la feuille de route technologique et logistique du projet.
 
Des sources de données variées jusqu’à la simulation complète

Pendant des siècles, Venise a été le carrefour économique de l’Europe et une porte vers l’Orient, alors qu’elle dominait la Méditerranée. Le rôle central qui fut le sien en Europe fait de la Cité des Doges une vraie mine d’informations pour les historiens, qu’ils soient spécialisés dans l’économie, les mœurs, l’art ou la musique. Ses gigantesques archives couvrent une période allant du IXe siècle à nos jours. Une incomparable fenêtre historique sur la vie quotidienne. Plus que n’importe où, on trouve dans les archives vénitiennes une considérable diversité d’informations, du prix d’un kilo de poisson au Xe siècle à la valeur du mobilier d’un palace au XVIIe siècle.
 
La digitalisation de centaines de kilomètres de rayonnage d’archives est en soi une énorme tâche. Le travail a d’ores et déjà commencé. En termes de gestion de données ou de reconnaissance d’image et de texte, notamment, le projet représente un véritable défi. Pour le relever, le Venice Time Machine a précisément pour ambition de fédérer les deux universités et des partenaires industriels. Afin de comprendre les interactions complexes entre l’art, l’architecture et le commerce à Venise, le programme Venice Time Machine modélisera le réseau que la ville avait tissé sur toute la Méditerranée.

Une plateforme d’enseignement transdisciplinaire et internationale

À partir du mois de septembre 2014, un groupe d’étudiants titulaires d’un bachelor en sciences humaines, en ingénierie ou en informatique sera sélectionné pour participer à un programme de master commun aux deux universités. Ces étudiants de master partageront leur temps entre les deux universités. En fonction de leur projet, leur dernier semestre d’études se déroulera à Lausanne, à Venise ou dans une autre université partenaire.
 

 

auteur: Michael Mitchell, Médiacom